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Vendredi 16 juillet 2010 – Temps ensoleillé, 24°.

  La nuit a été calme mais courte. Dès 7 h des bruits de moteur nous réveillent. Le ferry vient d'accoster et les passagers reprennent leurs voitures garées au parking.
On ne se lève pas pour autant, on attend que l'heure soit décente pour des vacanciers.
On part vers 10 h 45 en direction d'Ålesund.

 

Carte-20100716

Après quelques kilomètres, nous prenons un ferry pour une courte traversée de fjord.
A notre grand étonnement l'employée oublie de nous faire payer. On ne court pas après...
Nous arrivons à Andalsnes où nous bifurquons pour prendre la célèbre Trollstigen, la route des trolls.
C'est une route impressionnante, pas large, qui comprend 11 virages en épingle et qui grimpe la montagne en suivant un torrent furieux.
Quel beau spectacle!

N184

Sur certains passages on ne peut se croiser que dans des endroits aménagés.

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Au sommet il y a un parking et des belvédères ont été créés récemment pour avoir une vue saisissante sur la route. Les rambardes des belvédères sont en verre, ce qui augmente l'effet vertigineux.

N186  N187

Le parking du sommet est en pleins travaux et prochainement l'endroit n'aura plus le charme qu'il a actuellement, les chalets de bois seront remplacés par une construction de béton.
Nous continuons la route. Le décor est magnifique, nous suivons un torrent aux reflets bleutés, mais la route n'est plus spectaculaire comme dans la montée.

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A Gudbrandsbru nous faisons un arrêt pour admirer des gorges très étroites et profondes.
Des passerelles en fer ont été construites pour canaliser le flot des touristes.
L'eau est bleu glacier.

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Nous suivons la vallée de Valldal bordée de champs de fraisiers. Nous profitons pour en acheter auprès de 4 charmants garçonnets qui prennent leur rôle très au sérieux.

N191

Nous décidons de ne pas continuer vers Geiranger que nous visiterons dans quelques jours, mais de rejoindre Ålesund.
Nous y arrivons vers 19 h 30. La ville est très animée et nous rejoignons, non sans difficultés, le parking réservé aux CC près du port (N62.47673, E6.15967, payant).
Nous prenons la dernière place libre, heureusement face à la mer, car il y a beaucoup de monde, surtout des Norvégiens venus passer le week-end, et nous sommes les seuls Français.
Il y a pas mal d'ambiance, mais ça se calme dans la soirée. Ça nous change de nos soirées solitaires! Ici nous sommes près de 40!
Nous avons fait  241 km aujourd'hui.

 

Samedi 17 juillet 2010 – Temps couvert, petites pluies, 17°.

 

Ben non! Ça ne s'est pas calmé! Il y a eu des éclats de voix pendant toute la nuit et dès 7 h des individus ont cru bon de déambuler entre les CC en parlant et riant haut et fort!
Il faut dire qu'il y a une sorte de foire commerciale dans le centre d'Ålesund et que ça a attiré des commerçants non sédentaires sur l'aire des CC.
Bref c'est la plus mauvaise nuit que nous ayons passé depuis notre départ. Pour quasiment le même prix on aurait mieux fait d'aller dans un camping.
La situation de l'aire est quand même intéressante puisqu'elle nous permet d'aller, à pied, visiter la ville. Ålesund est charmante, bâtie autour d'un petit port, et agréable à visiter.

N192  N193

Nous partons vers 11 h avec comme objectif l'île de Runde.

Carte-20100717

Nous prenons un ferry à Sulesund pour Hareid et vers 14 h nous arrivons au camping Goksøyr Camping.
C'est un petit camping (N62.40432, E5.62558) fréquenté surtout par les amateurs d'oiseaux car Runde abrite une réserve naturelle dans laquelle on peut observer toutes sortes d'oiseaux marins dont une colonie importante de macareux moines qui viennent passer l'été ici.
Le patron du camping nous indique où et comment observer les oiseaux et nous nous installons pour 2 nuits, face à la mer, comme d'hab.
Du CC nous pouvons déjà voir des familles d'eiders, de colverts, de bergeronnettes, de corneilles mantelées et d'innombrables goélands de toutes sortes.
Certains prennent même le CC comme perchoir.

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Il n'y a pas encore beaucoup de monde, mais dans la soirée le camping sera bien rempli.
Il y a une connexion internet (gratuite) aussi nous profitons pour mettre le blog à jour.
Les macareux passant le plus clair de leur temps en mer à se nourrir, on ne peut les observer sur les falaises que le soir à partir de 21 h.
C'est donc à 20 h 30 que Jacques se met en route, Mireille, sujette au vertige, préfère lui donner pour mission de ramener de belles photos.
Les macareux, ça se mérite! Au début c'est un chemin revêtu. Chouette! Mais ça grimpe dur, environ 30% et les mollets en prennent un coup. Puis la pente diminue (20% quand même) et le chemin est empierré. Ensuite on arrive sur le plateau, la pente est plus faible, mais avec les pluies fréquentes de cet été qui n'en a que le nom, c'est un véritable bourbier qui nous attend. Enfin, après 1 h de grimpette on arrive au sommet de la falaise et la vue sur l'autre versant est vertigineuse. Sur le plateau poussent des linaigrettes (clin d'œil à Zoé).

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Encore une centaine de mètres et les premiers macareux apparaissent à flanc de falaise. Il faut se mettre sur le bord pour les voir et ils sont assez loin. Les premières photos ne sont pas sensationnelles.
Dans le bas on en voit des centaines qui volent, mais ils sont trop loin pour nous.
On continue encore sur la ligne de crête et un peu plus loin on peut descendre le long de la falaise, en prenant des précautions.

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Et là, les macareux sont à la parade. Ils viennent se poser à quelques mètres de nous et nous regardent de leur petit œil rond curieusement encadré par un contour triangulaire.
Ils ne sont pas farouches et l'un d'eux vient même se poser à 2 m de Jacques qui en profite pour le mitrailler de photos.

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Un petit groupe d'oiseaux se forme et ils nous regardent.

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On se demande même si ce sont les hommes qui viennent observer les macareux, ou l'inverse!
Après ½ h d'observation il faut se résoudre à prendre le chemin du retour, plus facile qu'à l'aller du fait de la descente. Le dernier tronçon, bien que revêtu, met les tendons à dure épreuve à cause de la pente importante.
Il ne reste plus qu'à faire le rapport auprès de Mireille et à trier les photos.
La soirée se termine par un magnifique embrasement du ciel au soleil couchant.

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Nous avons fait 77 km aujourd'hui.

 

Dimanche 18 juillet 2010 – Temps couvert, pluie, vent, 13°.

 

Aujourd'hui: rien.

Ou plutôt une multitude de petites choses que nous avions différées, pour l'entretien de nos affaires et du CC.

Et puis aussi l'anniversaire du 3ème mois depuis notre départ.

Le temps ne se prêtant pas aux balades, nous sommes restés au camping toute la journée et nous avons bricolé de droite et de gauche, parlé avec les voisins, observé les oiseaux juste devant le CC, organisé le blog car il était arrivé à la limite de ce qui est permis et il a fallu regrouper les différentes pages par quinzaine pour diminuer le nombre de pages.

Pas de photo non plus.

C'est promis: on se rattrapera demain!

Nous avons fait 0 km aujourd'hui.

 

Lundi 19 juillet 2010 – Temps dégagé, ensoleillé l'après-midi, 19°.

 

On quitte ce petit camping, que nous avons trouvé bien pratique, vers 10 h 15.

Carte-20100719

On prend la direction de Ørsta par un tunnel à péage. On fait attention à la vitesse car il y a un radar en plein milieu et le GPS ne le signale pas à cause du tunnel.

Ørsta on fait quelques courses et on prend la route qui mène à Sæbø où nous embarquons sur un ferry pour Lekneset.

On s'arrête peu après Urke pour déjeuner au bord du fjord.

Les paysages deviennent intéressants.

Un petit essai de pêche se solde par un échec. On ne peut pas gagner à tous les coups!

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Nous continuons la route qui nous mène à Hellesylt.

Le paysage est de plus en plus beau et sauvage. Les montagnes sont encore enneigées, il y a beaucoup de cascades et de temps à autre des petites maisons de pierre au toit engazonné sont disposées ça et là. On a du mal à les distinguer tant elles se confondent avec la nature.

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Des vaches et des moutons errent en liberté sur la chaussée.

A 15 h 30 nous sommes à Hellesylt pour le ferry de... 15 h 30 qui doit nous emmener à Geiranger.

Nous embarquons de justesse et le ferry démarre aussitôt. Le timing était parfait.

Nous sommes maintenant sur le Geirangerfjorden, le plus célèbre des fjords de Norvège, dont les parois tombent à pic dans l'eau, en route pour une croisière d'une heure.

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C'est un enchantement. Il ne s'agit pas d'une traversée en ferry ordinaire, mais d'une mini-croisière. Durant le trajet des explications sont données par haut-parleur en 4 langues, dont le français. Tout le monde est assis sur le pont supérieur et profite du spectacle.

Même le soleil est de la partie!

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Nous arrivons à Geiranger et tout de suite nous partons à l'assaut de la route des aigles.

Nous avons choisi ce trajet car la route des aigles n'est spectaculaire que dans les derniers kilomètres qui la mènent à Geiranger. Aussi quand nous arrivons au dernier virage où il y a un belvédère, nous faisons demi-tour.

La vue sur le fjord et sur Geiranger est époustouflante. Nous sommes montés de 600 m en quelques virages.

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Après avoir pris quelques photos nous redescendons à Geiranger.

La ville est très touristique et l'escale d'un bateau de croisière apporte un surcroit d'activité et un va-et-vient d'autobus qui emmènent les passagers pour faire des excursions.

Nous ne nous attardons pas et nous prenons la direction du sud par la Route 63 vers Dalsnibba.

La montée est aussi impressionnante que celle de la route des aigles et après quelques belles vues sur le Geirangerfjorden

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nous nous retrouvons en pleine montagne à plus de 1000 m d'altitude.

Nous nous arrêtons à l'intersection de la Route 63 et de la Route 15, où une grande aire de pique-nique près d'un lac, nous attend pour passer la nuit (N62.01345, E7.40187, gratuit).

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Il fait toujours beau, mais la température fraîchit du fait de l'altitude.

Nous avons fait 162 km aujourd'hui.

 

Mardi 20 juillet 2010 – Pluie le matin, pluie l'après-midi, pluie le soir, 13°.

 

Calme encore une fois sur cette aire de pique-nique.

Il a plu une grande partie de la nuit, avec du vent et ce matin, quand nous partons faire la Gamle Strynefjellsvegen, la pluie nous accompagne encore.

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Cette route est superbe, tracée sur un plateau cerné de sommets enneigés, longeant des lacs aux eaux bleues.

Elle n'est pas revêtue sur sa majeure partie et pour se croiser il faut utiliser les passing-places. Surtout que des autobus de tourisme l'empruntent et ils ne font pas de cadeaux aux pauvres camping-caristes que nous sommes.

Mais on y arrive quand même et on jouit du spectacle malgré la pluie.

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La descente est, elle aussi, spectaculaire (ces mots sont souvent répétés, mais il est difficile d'employer d'autres termes pour ces paysages fabuleux).

On suit un torrent impétueux, la route est une succession de virages serrés et il faut faire attention aux moutons en liberté.

Nous arrivons à Stryn où nous faisons un plein de GO et nous déjeunons. La pluie ne s'arrêtant pas, nous sommes hésitants sur le programme à suivre.

On aimerait bien pêcher, mais si la pluie est bonne pour le poisson, le pêcheur préfère, lui, être au sec.

On avait prévu d'aller au glacier de Briksdal, mais si le temps est bouché on ne va rien voir.

Mais comme il faut bien se décider on opte pour le glacier en espérant un retour du beau temps.

La vallée d'Olden qui mène au glacier est magnifique, une des plus belles routes qu'on ait vues. Elle n'est pas spectaculaire comme la route des Trolls ou celle des Aigles, mais elle est encadrée par de belles montagnes d'où dévalent de puissantes cascades, et elle suit des lacs paisibles de couleur émeraude. Au loin se dessine le glacier.

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Et c'était sous la pluie! On vous dit pas sous le soleil!

Au bout on arrive à un parking où on laisse le CC (N61.66325, E6.81961, payant).

Il y a des petites voitures qui proposent de monter au glacier, mais, n'écoutant que notre courage, nous décidons d'utiliser nos mollets.

Et en route pour une marche de 4 km pour atteindre le pied du glacier, une langue de glace coincée entre deux parois rocheuses qui finit dans un lac. C'est une petite partie du plus grand glacier de Norvège, le Jostedalsbreen.

Le chemin est assez facile, bien revêtu, en pente régulière et les 4 km sont avalés en... 1h1/2! Oui, on n'est pas des rapides.

On suit le torrent tumultueux formé par la fonte du glacier. A un endroit on emprunte une passerelle juste devant une énorme cascade et on prend une sacrée douche. Avec la pluie on n'avait pas besoin de ça en plus!

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Enfin on arrive au bout de la piste et le glacier se présente, avec ses reflets bleus, dans toute sa majesté.

On est récompensé de nos efforts et on reste un moment à l'admirer.

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Nous descendons rapidement (1h quand même!) et nous rejoignons le CC, trempés de la tête aux pieds, mais contents de notre balade.

On peut rester la nuit sur le parking, moyennant un supplément, et comme il est déjà 18h30, nous nous y installons pour la nuit.

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Nous avons fait 125 km aujourd'hui.

 

Mercredi 21 juillet 2010 – Beau et chaud... C'est de l'humour!, 15°.

 

On n'a pas été embêté par les voisins car nous avons passé la nuit seuls sur ce parking.

La proximité du torrent et ses grondements ne nous ont pas perturbés. Par contre, la pluie, oui.

Il a plu toute la nuit!

Carte-20100721

Nous quittons cette étape vers 10 h 15 et nous reprenons en sens inverse la vallée d'Olden, toujours aussi belle, même nappée de nuages gris. Il pleut.

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Nous prenons la route 60 vers le sud. Elle grimpe un col au sommet duquel il y a une station de ski avec des parkings. Il pleut.

Nous descendons ensuite sur Byrkjelo où nous rejoignons la E39 et la vallée de Våtedalen. Il pleut.

Cette vallée est belle, elle aussi, et sauvage. Malgré la pluie les couleurs sont étonnantes dans toute la gamme des verts. Alimentées par les pluies abondantes, les cascades ruissellent de partout. On les compte par centaines ou plutôt on ne les compte pas tant il y en a. Il pleut.

On longe ensuite un lac, le Jølstravatnet, au bord duquel nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique pour déjeuner. Il pleut.

A Moskog on prend la route 13 vers Balestrand. C'est une vraie route de montagne, avec des lacets, des lacs, encore des cascades et des points de vues vertigineux. Il pleut.

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Malheureusement une partie du spectacle est gâché par le brouillard, mais ce qu'on voit est quand même très beau. Il pleut.

Un peu avant Balestrand nous rejoignons le Sognefjorden qui est le plus long fjord du monde (dixit le Routard), en tout cas de Norvège. Il pleut.

Nous visitons l'église Saint Olav à Balestrand. Il pleut.

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Nous faisons encore quelques kilomètres le long du fjord pour trouver, à Kvamsøy, une aire de pique-nique au bord de l'eau, qui nous accueillera pour la nuit (N61.13077, E6.48269, gratuit). Il pleut.

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En soirée, trouvant sûrement le climat trop sec, un orage se déchaîne au-dessus de nos têtes, déversant des tonnes d'eau.

Nous avons fait 226 km aujourd'hui.

 

Jeudi 22 juillet 2010 – Beau et chaud... C'est pas de l'humour!, 18°.

 

Un restant de pluie nous réveille ce matin, mais on a confiance: il fera beau!

La nuit a été calme.

Nous partons prendre un ferry à Dragsvik pour Hella.

Carte-20100722

Le soleil fait son apparition et les paysages prennent une autre dimension.

Dans la file d'attente un jeune garçon vend des fraises et surtout de magnifiques framboises. Nous nous laissons tenter.

Le trajet est court, 10 mn, et peu après le débarquement nous nous arrêtons à Leikanger au bord du fjord pour une tentative de pêche qui se solde par un échec.

A Sogndal nous faisons les services et nous continuons jusqu'à Kaupanger.

Là, un ferry doit nous emmener à Gudvangen, tout au fond du Nærøyfjorden.

Nous nous renseignons sur les horaires. Il n'y a que 3 ferries par jour, à 9h30, 12h et 16h.

Trop tard pour les 2 premiers et celui de 16 h ne nous convient pas car nous arriverions à 18h30, ce qui est, à notre avis, trop tard.

Nous décidons de prendre celui de 9h30 demain matin et de rester ici pour la nuit.

Nous déjeunons sur le parking de l'embarcadère (N61.18370, E7.24865, gratuit) avec une belle vue sur le fjord.

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Nous allons ensuite à pied visiter la stavkirke de Kaupanger qui est très belle.

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Au retour nous visitons aussi le musée consacré aux bateaux du fjord, intéressant petit musée qui a la particularité d'être gratuit (fait suffisamment rare en Norvège pour être signalé).

Jacques essaie encore de pêcher à partir d'un ponton aménagé en plongeoir, sans succès et nous passons l'après-midi à regarder des jeunes sauter dans l'eau du fjord avec entrain et à contempler le panorama qui change d'heure en heure en fonction de la lumière.

Dans la soirée 2 CC français nous tiennent compagnie.

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Nous avons fait 74 km aujourd'hui.

 

Vendredi 23 juillet 2010 – Beau et chaud... Pourvu que ça dure!, 19°.

 

Encore une nuit calme, mais réveil tôt pour prendre le ferry à 9h30.

Il y a beaucoup de monde à l'embarquement et une certaine pagaille règne pour entrer toutes les voitures à bord.

Nous partons avec 20 mn de retard sous un ciel radieux.

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Mais l'attente en valait la peine car cette mini-croisière de 2 h est magnifique. Nous suivons le Sognefjord, large, majestueux, bordé de cultures fruitières, puis nous bifurquons sur l'Aurlandsfjord, un peu plus étroit et aux parois plus abruptes, pour finir par le Nærøyfjord, le plus étroit des fjords de Norvège.

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Très belle croisière, encore plus belle que celle du Geirangerfjord.

En route nous entrevoyons des ailerons de marsouins qui affleurent de l'eau.

A bord nous faisons connaissance avec un petit groupe venant du Nord, et à la sortie du ferry ils nous font une véritable haie d'honneur ponctuée de "Allez les chtis!" sympathiques.

Nous prenons aussitôt la route de Undredal, petit village situé au bout d'un cul-de-sac.

C'est beau et reposant.

Nous y déjeunons et le visitons. C'est vite fait car c'est tout petit, coincé entre le fjord et 2 montagnes.

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Un long tunnel nous emmène à Flåm que nous avons décidé de ne pas visiter ni d'emprunter son célèbre Flåmsbana, train touristique qui emmène ses passagers dans la montagne.

C'est par 2 autres tunnels que nous quittons Flåm et que nous arrivons à Aurlands.

Là nous avons le choix pour gagner Lærdal, entre le plus long tunnel de Norvège (24 km) ou l'ancienne route 243 (48 km).

Nous optons pour cette dernière et nous ne le regrettons pas.

La route s'élève rapidement en lacets, offrant de superbes vues sur le fjord et la ville d'Aurlands. C'est encore une route vertigineuse où les croisements sont difficiles, mais tellement belle!

Aussi impressionnante, sinon plus, que la route des Trolls, en tout cas dans la même catégorie des routes à sensations fortes.

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Elle se poursuit sur un haut plateau désertique et vert. Tout est vert: les rochers recouverts de lichens verts, la mousse, l'herbe, seuls les lacs donnent une touche bleue à ce tableau largement éclairé par le soleil.

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A Lærdal nous visitons le musée du saumon qui nous a un peu déçus. Une bonne note toutefois pour les traductions en français que l'on trouve partout, ainsi que pour la projection d'un film lui aussi en français.

Il est interdit de passer la nuit sur le parking du musée aussi nous allons au parking du ferry pour passer la nuit (N61.10105, E7.46443, gratuit).

Jacques, toujours confiant, essaie de pêcher mais il rentre bredouille encore une fois!

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Nous avons fait 94 km aujourd'hui.

 

Samedi 24 juillet 2010 – Beau et chaud, 21°.

 

Calme la nuit? Oui, comme d'habitude.

A 10h15 nous allons en ville pour faire quelques courses puis nous prenons la route E16 pour nous rendre à l'église en bois debout de Borgund.

Carte-20100724

Après quelques kilomètres nous voyons un panneau "Historic Route" vers la gauche.

Après un rapide coup d'œil à la carte nous nous rendons compte que cette route, bien que plus longue, nous fait éviter 2 tunnels et passe par le lit de la rivière, ce qui nous intéresse beaucoup.

Nous ne le regrettons pas et nous profitons des beaux paysages plutôt que d'être enfermés dans des tunnels.

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Au terme de la route nous arrivons à l'église de Borgund, une des 28 restantes, les autres ayant disparu.

On a enfin l'explication du terme "en bois debout".

C'est parce que leur ossature est composée de troncs d'arbres mis en position verticale autour desquels on construisait l'église.

Celle-ci est bien conservée et c'est l'une des plus belles.

N239  N240

Cette visite achevée nous continuons la E16 et après une pause déjeuner sur une aire de pique-nique nous bifurquons sur la route 53 vers la station de sports d'hiver de Tyinosen.

La montagne est constellée de petits chalets aux toits herbus. En ce samedi de vacances beaucoup de Norvégiens ont fait le déplacement.

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La route manque d'intérêt sauf dans les derniers km, avant d'arriver à Øvre-Årdal où une descente en lacets offre de belles vues sur la ville et son lac.

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Nous avions prévu de remonter directement sur Turtagrø à travers la montagne, mais l'étude de l'itinéraire sur le GPS laisse craindre une route très difficile. Elle ne figure même pas sur notre carte au 1/800 000, tant elle est petite.

La raison l'emportant nous décidons de faire le tour par Sogndal.

Comme le trajet passe par Kaupanger où nous étions il y a 48 h, nous nous y arrêtons pour la nuit.

Nous avons fait 159 km aujourd'hui.

 

Dimanche 25 juillet 2010 – Beau et chaud, pluie en soirée, 21°.

 

Nous levons le camp à midi après une nuit calme et sous un chaud soleil.

Nous prenons la direction de la route 55, classée route touristique.

Carte-20100725

La route longe d'abord le Lustrafjord. Sur une aire de repos nous achetons des fraises et des framboises (toujours aussi succulentes).

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Nous nous arrêtons au bord du fjord pour déjeuner.

La route s'élève ensuite en lacets serrés pour monter à l'assaut du plateau de Leirdalen.

Là-haut nous découvrons un paysage assez désertique avec une vue sur les plus hauts sommets de Norvège et leurs glaciers.

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Nous passons un col à 1400 m. Le temps devient nuageux.

La descente sur Lom est plus riante, la végétation est plus riche et la route suit un torrent aux eaux vertes.

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A Lom nous allons voir l'église en bois debout, mais seulement de l'extérieur.

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Nous repartons vers Lillehammer en faisant un détour par les routes 51 et 257 dans l'espoir de trouver un emplacement pour la nuit.

Hélas le lobby des terrains de camping fonctionne bien car le moindre espace où on pourrait poser nos roues est décoré d'un panneau camping interdit.

Pour finir c'est à Heidal que nous trouvons une aire de pique-nique non pourvue du fameux panneau (N61.75828, E9.28626, gratuit).

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Il y a des WC publics et même une douche (payante).

Nous nous installons pour la nuit en espérant ne pas être éjectés. On vous en dira plus demain.

La pluie se met à tomber, ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vue!

Nous avons fait 210 km aujourd'hui. 

 

Lundi 26 juillet 2010 – Temps couvert, petites pluies, 20°.

 

On n'a pas été expulsé et la nuit a été... calme, comme d'habitude.

Carte-20100726

En route dès 10h nous continuons la route 257 qui suit la rivière Sjoa sur laquelle des sportifs font du rafting. Elle est bordée de chalets en bois aux toits herbus, mais ici, contrairement à ce qu'on voit près de la mer, ils ne sont pas peints de couleurs vives, mais gardent l'aspect du bois vieilli.

Puis nous rejoignons la E6, direction Lillehammer.

A Ringebu nous nous arrêtons pour voir de l'extérieur l'église en bois debout et nous reprenons la E6.

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C'est une autoroute, au dire des cartes.

En fait c'est une route à 2 voies uniques, parfois séparées par une glissière, parfois par une simple ligne jaune. La vitesse y est limitée à 80 km/h, parfois moins, et il y a quelques radars pour vous inciter à ne pas dépasser ces vitesses.

On ne peut donc pas doubler et tout le monde se suit à la queue-leu-leu.

Elle suit une rivière, la Lågen, le paysage est verdoyant mais n'a rien d'exceptionnel.

Lillehammer est une ville moyenne qui est encore toute auréolée de sa gloire olympique de 1994.

Nous allons directement aux parkings signalés par des Ccaristes, au pied des tremplins de saut à ski. Malheureusement nous constatons que ces parkings, autrefois gratuits, sont maintenant payants 24h/24.

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De là nous avons une belle vue sur la ville et ses environs.

Nous allons sur le parking du musée des J.O. pour déjeuner. Un panneau d'interdiction de camper y est installé.

Après le déjeuner nous allons au Mac Do, puisqu'il y en a un ici, et nous mettons le blog à jour grâce à la connexion internet.

Nous repartons à la recherche d'un endroit pour la nuit et à la station de ski de fond, à 4 km de Lillehammer, nous trouvons d'immenses parkings vides... et payants.

Nous profitons pour faire un petit tour des installations qui sont superbes, mais sans neige on a du mal à se faire une idée précise de l'ensemble.

Nous retournons aux tremplins de saut, mais cette fois à leur sommet.

La vue est impressionnante et on peut mesurer le talent et le courage de ceux qui s'élancent d'ici.

Malgré l'insistance de Mireille, Jacques n'a pas osé s'inscrire au saut sur tremplin synthétique qui fonctionne toute l'année...

 

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Là-haut un parking existe aussi, et nous nous y installons, dans la verdure (N61.12675, E10.49615, payant mais horodateur en panne).

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Nous y serons rejoints par 2 petits fourgons.

Nous avons fait 161 km aujourd'hui.

 

Mardi 27 juillet 2010 – Très beau temps, 24°.

 

Pas un bruit cette nuit sur ce parking.

Il fait beau!

A 10h nous allons voir les jeunes skieurs s'entraîner.

C'est très impressionnant.

N252  N253

Nous allons ensuite à Lillehammer faire un petit tour de ville que nous n'avons pas fait hier à cause de la pluie.

Rien de très particulier à visiter, hormis les installations olympiques que nous avons vues hier. Nous faisons un aller et retour dans la Storgata, bordée de maisons en bois, où règne déjà une belle animation.

Ici toutes les villes et même les villages ont une Storgata qui veut dire "Grand-rue".

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Nous quittons Lillehammer pour nous rendre à Gol par les routes 250, 33 et 51.

Carte-20100727

L'église de Gol a été démontée pour être exposée au musée d'Oslo.

A sa place il y a maintenant une reproduction et nous ne voyons pas d'intérêt à faire cette visite. Nous la voyons de loin, à travers un rideau d'arbres, et ça nous suffit.

Nous prenons ensuite la route 7 vers Geilo. En chemin nous faisons une halte à Torpo où il y a une vraie stavkirke. Nous la regardons de l'extérieur, la trouvons jolie, mais elle est fermée.

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Arrivés à Geilo nous repérons le parking du stade de ski de fond où sont déjà installés quelques CC et nous décidons d'y passer la nuit (N60.53580, E8.22471, gratuit).

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Il fait toujours aussi beau.

Nous avons fait 212 km aujourd'hui.

 

Mercredi 28 juillet 2010 – Beau temps, 23°.

 

Ce matin quelques sportifs font des tours de stade en ski à roulettes et comme c'est de l'entraînement pour le biathlon, ils s'exercent aussi au tir à la carabine.

Heureusement ils sont arrivés assez tardivement ce qui nous a permis de passer une nuit calme.

Le temps reste beau mais un peu plus couvert qu'hier.

Nous continuons la route 7, classée route touristique nationale.

Carte-20100728

Elle grimpe sur le plateau de Hardangervidda, étendue désertique parsemée de lacs et de rochers couverts de lichens. C'est sauvage et beau à la fois. Par endroits des voyageurs ont érigé des cairns en témoignage de leur passage.

N258  N259

 

Sur un parking un vendeur propose des cerises et du Geitost. C'est un fromage de chèvre au caramel. Même coupé en fine lamelle Mireille ne s'y fait toujours pas et Jacques n'a même pas voulu y goûter. Par contre les cerises sont excellentes.

Les linaigrettes sont encore en fleur sur le plateau, ce qui donne une petite touche blanche dans cet univers quasi minéral.

N260

La descente sur Eidfjord est ponctuée par la visite de la cascade de Vøringfossen, impressionnante avec sa chute de 180 m de hauteur, et par de nombreux tunnels dont un en colimaçon qui nous fait faire un tour complet sous la montagne avant de ressortir plusieurs dizaines de mètres plus bas.

N261

On prend un ferry et on évite un nouveau tunnel en empruntant la route 572, qui nous emmène le long du Eidfjorden, auprès duquel nous déjeunons, avant de s'élever doucement en lacets et rejoindre la route 7 qui suit le Hardangerfjorden.

C'est encore une fois très beau.

N262

Nous continuons de longer le fjord par la route 49 puis nous obliquons vers le nord sur la route 48 pour arriver à Eikelandsosen sur une aire de services et de stationnement où nous nous installons face au fjord (N60.24086, E5.74323, gratuit).

N263

Nous avons fait 253 km aujourd'hui.

 

Jeudi 29 juillet 2010 – Beau temps, 24°.

 

Il a bien plu cette nuit, mais ce matin le soleil est de retour.

Nous avons décidé d'aller visiter Bergen qui n'est qu'à 50 km du lieu où nous nous trouvons.

Comme nous savons qu'à l'aire de Bergen le stationnement est compté de 14h à 14h, nous ne nous pressons pas.

Jacques fait une petite partie de pêche, fructueuse, tandis que Mireille fait différents petits travaux dans le CC et des courses au magasin voisin.

Nous déjeunons sur place et prenons la route vers 13h.

Carte-20100729

Après une petite traversée en ferry nous arrivons à Bergen, sur l'aire de stationnement réservée aux CC, vers 14h15 (N60.38236, E5.31716, payante).

Mise à jour 2013: Attention cette aire n'existe plus. Il faut maintenant aller 24 Vilhelm Bjerknes'vei, BERGEN Arstad (N 60.3543, E 5.35883​)

Cette aire présente comme principal avantage d'être situé à moins d'une ½ h à pied du centre. Elle permet donc de laisser le CC sur un parking au lieu de tourner et de payer un stationnement en ville, sans compter que Bergen ayant instauré le péage urbain, vous êtes redevable d'une certaine somme chaque fois que vous passez sous un portique.

Autre avantage, les emplacements sont assez larges, une zone de non-stationnement existant entre chaque emplacement.

Au chapitre des inconvénients on peut citer un environnement assez ordinaire et bruyant, mais on est en ville et comme nous avons trouvé une place en bordure du quai, la vue n'est pas si mauvaise.

Citons aussi les sanitaires et les installations pour les services qui sont sommaires.

N264

ancienne aire de Bergen

Nous faisons la connaissance d'un sympathique couple de Ccaristes du Pas-de-Calais, Cathy et Patrice, et nous décidons de partir à 4 pour visiter le centre.

Nous avons de la chance car Bergen, qui est la ville de Norvège où il pleut le plus, est noyée sous le soleil. Il fait même chaud!

Il y a beaucoup de gens qui déambulent dans les rues où on trouve des artistes qui exercent leurs talents.

N265  N266

Nous visitons le célèbre marché aux poissons, mais nous n'y achetons rien, Jacques étant le fournisseur exclusif du poisson pour ce voyage!

N267

Nous visitons aussi le vieux quartier de Bryggen et nous nous promenons à travers la ville.

N268  N269

Nous sommes de retour au CC à 19h30, juste à temps pour prendre l'apéritif dehors, près de l'eau, en compagnie de Cathy et de Patrice.

N270

Il fait beau, on est en vacances, on est bien, elle est pas belle, la vie?

Nous avons fait 50 km aujourd'hui.

 

Vendredi 30 juillet 2010 – Temps pluvieux, crachin, 18°.

 

On était en ville et les bruits de circulation étaient inévitables. Mais on se serait bien passé des vociférations de quelques fêtards qui nous ont réveillés en pleine nuit!!!

Le temps n'a pas apprécié non plus et a viré à la pluie.

Nous quittons Cathy et Patrice qui montent vers le nord et nous prenons la direction de Stavenger.

Carte-20100730

Nous prenons 2 ferries pour aller sur l'île de Stord.

N271

Les paysages sont jolis et sauvages, mais le temps ne les met pas en valeur et puis on est peut-être un peu blasés tant on a vu de choses magnifiques.

Nous voulons aller sur lîle de Bomlo mais une erreur d'attention nous fait emprunter à tort le tunnel qui ramène au continent en descendant à 270 m sous le niveau de la mer!

Pas question de faire demi-tour.

Nous continuons donc et après quelques recherches laborieuses, nous finissons par trouver un emplacement pour la nuit sur une minuscule plateforme, que nous supposons en terrain privé. C'est la raison pour laquelle nous préférons ne pas en donner les coordonnées.

Il est 23 h, on n'a pas encore été virés, on verra bien demain...

Peu de photos aujourd'hui à cause du mauvais temps. On espère se rattraper demain.

Nous avons fait 213 km aujourd'hui.

 

Samedi 31 juillet 2010 – Temps pluvieux, crachin, 16°.

 

On n'a pas été délogés et on a passé une bonne nuit calme.

Le temps n'a pas changé, toujours un petit crachin qui nous ennuie.

On fait un petit tour à Haugesund, mais la ville n'a rien d'intéressant. Jacques pensait voir des plates-formes pétrolières, mais il n'y en avait pas ni en construction, ni en réparation.

Carte-20100731

Nous nous arrêtons à l'église de Avaldsnes dont le mur est frôlé par une obélisque penchée, on ne sait pas trop bien pourquoi. Comme elle est fermée et qu'il pleut, nous ne nous attardons pas et nous n'en saurons pas plus que ce que les guides nous disent.

N272

On descend par la presqu'île de Karmøy jusqu'à Skudeneshavn.

Nous avons décidé de prendre un ferry direct jusque Stavanger. Il n'y en a que 4 par jour et le prochain est à 13h50. Il n'est que 12h15 aussi nous choisissons de manger dans le CC en attendant.

Il pleut tellement que nous n'avons même pas envie de faire un petit tour dans la ville.

La traversée dure 1h20, mais nous ne profitons pas des paysages car l'horizon est bouché.

Arrivés à Stavanger nous essayons de chercher un parking de musée.

Le centre ville est très encombré. Il y a une fête et des stands sont installés tout autour du port. Un grand navire de croisière est amarré au quai et les visiteurs affluent.

Nous ne réussissons pas à atteindre les parkings convoités et nous remontons vers le nord pour aller au phare de Tungenes fyr.

Il y a là des parkings accueillants (N59.03353, E5.58681, gratuit) et déserts.

Il y a aussi un petit port de plaisance. C'est là que nous passerons la nuit.

N273

Pour les photos, c'est comme hier, il n'y en a pas beaucoup à cause de la pluie qui continue de tomber, et les paysages n'ont pas la qualité de ceux que nous avions vus avant.

Nous avons fait 276 km aujourd'hui.

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